jeudi, octobre 7

"Chasse aux pédés" à Marseille

Le Monde.fr : Sept adolescents marseillais ont raconté aux policiers leur "chasse aux pédés"



Sept collégiens et lycéens, issus de milieux sans difficultés sociales, ont avoué avoir pris part au lynchage de David Gros, un étudiant de 27 ans, roué de coups et laissé pour mort sur un lieu de rencontres homosexuelles, dans la nuit du 13 au 14 août. Cette nuit d'août, sur un terrain de sport, le groupe d'adolescents tue le temps en fumant du cannabis et en vidant une bouteille de whisky. Jusqu'à ce que l'un d'eux propose "d'aller à la chasse aux pédés". Patrick, le plus âgé, a expliqué à la juge d'instruction, Carine Bargoin, que "ça se pratique dans le quartier, mais jamais de façon aussi grave". Des pierres jetées sur les voitures des homosexuels, par exemple.Les adolescents sont tapis dans les buissons "pour surprendre" David Gros et son ami, Alain. "Qu'est-ce que vous foutez là ? Ici, c'est notre cité !" Le groupe est menaçant. L'un tient son casque de scooter à la main, un autre a récupéré deux bâtons dans des poubelles. David prend peur et part en courant à travers les immeubles. Cinq cents mètres plus loin, il est pris au piège dans une ruelle fermée par un grillage. "Sale pédé, on va te refaire la gueule !", entend-il avant de perdre connaissance sous la violence des coups de casque, de poing et de pied.Guillaume a "bien pensé tout arrêter mais il y avait les copains". Seules les convulsions secouant David ont fait cesser le déferlement de coups. "J'ai cru qu'il était mort. On a pris peur", a déclaré Jérôme. "On a arrêté parce qu'il respirait mal", selon un autre.
Les mâchoires fracturées en quatre endroits, la pommette et le nez fracassés, David Gros doit encore, près de deux mois après les faits, garder la bouche scellée par des élastiques. Après s'être alimenté à l'aide d'une paille glissée dans l'espace d'une dent cassée, le jeune homme peut désormais avaler une nourriture un peu plus solide.
Son avocat, Me Alain Molla, se félicite d'"une nouvelle donne : une vraie détermination de la police et de la justice, la mobilisation des mouvements gays, qui ont coopéré à l'enquête, et le courage d'une victime qui parle à visage découvert". "La honte, qui était l'alliée des homophobes, ne fonctionne plus."

2 commentaires:

Anonyme a dit…

J'apprends par cet article une nouvelle fois une histoire effrayante et je désespère de l'être humain !
Haine, violence, assassinats ... Le mal est partout.

Je suis gay, je vis avec un garçon depuis plusieurs années. J'ai la chance extraordinaire de ne pas avoir vécu de drames comme celui-là et je remercie le ciel.

Je suis chrétien aussi et mon devoir est de témoigner de ma Foi. Alors voilà, quand je vois ce visage meurtri, je vois le Christ en croix.

J'ai chaque jour cette phrase qui raisonne en moi et qui m'aide à suivre Jésus dans ses pas : "Ce que vous ferez au plus petit d'entre les miens, c'est à moi que vous le ferez".

Je prie pour que l'Esprit Saint fasse son chemin dans le monde et qu'enfin l'amour fraternel triomphe des ténèbres dans lesquels nous sommes plongés. AMEN

Anonyme a dit…

Et il est toujours homo? Il n'a rien compris ou il a le vice dans le corps!

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