lundi, janvier 17

La Fondation américaine Becket au secours d'un pasteur suédois homophobe

Le pasteur pentecôtiste suédois, Åke Green, condamné en première instance à un mois de prison pour «incitation à la haine contre la communauté homosexuelle», par le tribunal de Kalmar, en juillet 2004, a-t-il été privé de son droit à la liberté d’expression ? C’est l’une des questions essentielles à laquelle les juges de la Cour suprême vont devoir répondre dans les prochaines semaines. Mais d’ores et déjà, la Fondation Becket pour la liberté de religion, basée à Washington, prend position. L’ONG américaine, qui dispose d’un statut consultatif auprès du Conseil économique et social des Nations Unies, estime que le jugement du tribunal de première instance viole les engagements internationaux de la Suède, signataire du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. «Si la Cour décide de confirmer la condamnation du pasteur, fondée seulement sur l’expression de ses croyances religieuses dans un sermon prêché auprès de sa congrégation, la Suède sera en violation des principes fondamentaux édictés par la loi internationale sur les droits de l’homme», déclare la Fondation dans un courrier adressé aux juges de la Cour suprême. Une opinion qu’est loin de partager Hans Ytterberg, le médiateur contre les discriminations sexuelles, qui approuve la condamnation et estime qu’«une liberté ou un droit constitutionnel ne peut pas être utilisé afin de violer les droits d’autres êtres humains».

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