mercredi, janvier 26

Les larmes de Gerhard Schröder



Etranglé par l'émotion, le chancelier allemand Gerhard Schröder a dit «sa honte» à l'occasion du 60e anniversaire de la libération d'Auschwitz, hier, mardi 25 janvier, lors d'une cérémonie à Berlin.
Devant des survivants des camps, leurs familles, de jeunes étudiants et de très nombreux membres du gouvernement allemand, invités par le Comité international d'Auschwitz, M. Schröder a appelé à combattre l'antisémitisme, dont «on ne peut nier la persistance aujourd'hui». «C'est le devoir commun de tous les démocrates de lutter avec détermination contre les répugnantes incitations à la haine des néonazis et leurs tentatives toujours renouvelées de minimiser les crimes des nazis», a-t-il martelé. Dans le prestigieux théâtre Deutsches Theater, le chancelier a cité les différents groupes de victimes des nazis: les «juifs, Tziganes, homosexuels, opposants politiques, prisonniers de guerre et résistants de toute l'Europe». «J'exprime ma honte envers les assassinés, et envers ceux qui ont survécu à l'enfer des camps de concentration», a-t-il déclaré.
La déportation elle-même est commémorée tous les ans le dernier dimanche d’avril, journée à laquelle les associations LGBT demandent régulièrement à être associées. Une étape semble avoir été franchie cette année dans la reconnaissance de la persécution des homosexuels dans certains Etats européens. Ainsi, le 15 décembre dernier, l’Espagne reconnaissait «la souffrance, la persécution et les peines de prison endurées par des personnes pour leur orientation ou leur identité sexuelle sous le régime franquiste» (lire Quotidien du 16 décembre), tandis qu’en Italie, un premier hommage aux homosexuels persécutés sous le fascisme est prévu demain, jeudi 27 janvier, à Trieste. Une plaque commémorative devait être apposée mercredi 26 janvier dans l’ancien camp de la mort de la rizerie San Sabba (lire Quotidien du 21 janvier). Et Berlin sera bientôt doté d’un monument en hommage aux victimes homosexuelles du nazisme.

Pour en savoir plus sur la déportation homosexuelle : http://www.triangles-roses.org/

Source: Tetu.com

1 commentaire:

LOUANCHI a dit…

HARKIS LES CAMPS DE LA HONTE :
lien vers http://www.dailymotion.com/video/xl0lyn_hocine-le-combat-d-une-vie_news
En 1975, quatre hommes cagoulés et armés pénètrent dans la mairie de Saint Laurent des arbres, dans le département du Gard. Sous la menace de tout faire sauter à la dynamite, ils obtiennent après 24 heures de négociations la dissolution du camp de harkis proche du village. A l'époque, depuis 13 ans, ce camp de Saint Maurice l'Ardoise, ceinturé de barbelés et de miradors, accueillait 1200 harkis et leurs familles. Une discipline militaire, des conditions hygiéniques minimales, violence et répression, 40 malades mentaux qui errent désoeuvrés et l' isolement total de la société française. Sur les
quatre membres du commando anonyme des cagoulés, un seul aujourd'hui se décide à parler.

35 ans après Hocine raconte comment il a risqué sa vie pour faire raser le camp de la honte. Nous sommes retournés avec lui sur les lieux, ce 14 juillet 2011. Anne Gromaire, Jean-Claude Honnorat.


Sur radio-alpes.net - Audio -France-Algérie : Le combat de ma vie (2012-03-26 17:55:13) - Ecoutez: Hocine Louanchi joint au téléphone...émotions et voile de censure levé ! Les Accords d'Evian n'effacent pas le passé, mais l'avenir pourra apaiser les blessures. (H.Louanchi) Interview du 26 mars 2012 sur radio-alpes.net

Une erreur est survenue dans ce gadget