vendredi, octobre 28

Confidences intimes de l'Abbé Pierre

L'Abbé Pierre vient de sortir un nouveau livre "Mon Dieu...pourquoi ?" dans lequel il fait il prend position sur des sujets controversés dans l'Eglise.

À propos du mariage des homosexuels, l’abbé Pierre – qui a longtemps eu comme secrétaire le P. Jacques Perotti, cofondateur de l’association d’homosexuels chrétiens David et Jonathan – comprend «le désir sincère de nombreux couples homosexuels de faire reconnaître leur amour par la société». Lors d’une récente rencontre avec les membres de cette association, il leur a cependant dit qu’au mot «mariage», trop profondément «enraciné comme l’union d’un homme et d’une femme», il préfère utiliser le mot «alliance», moins marqué.

Il a proposé aussi que l’on prenne le temps, avant de légiférer sur l’adoption d’enfants par des couples homosexuels, de «voir dans la durée si véritablement le fait de ne pas avoir des parents de sexes différents ne porte pas préjudice psychologique ou social à l’enfant». Pour le reste, poursuit-il, «on sait tous qu’un modèle parental classique n’est pas nécessairement gage de bonheur et d’équilibre pour l’enfant».

Sur la sexualité des prêtres, le fondateur d’Emmaüs affirme connaître «des prêtres qui vivent en concubinage avec une femme qu’ils aiment depuis des années et qui acceptent bien cette situation». Après avoir rappelé qu’il existe des prêtres catholiques mariés dans les Églises de rite oriental (maronite ou copte, par exemple), il voit mal «pour quelle raison Jean-Paul II a pu affirmer récemment qu’il était hors de question de revenir sur le célibat des prêtres pour le reste de l’Église catholique».

Son incompréhension est la même à l’égard des positions du Magistère sur l’ordination des femmes : «Quelles que soient leurs éminentes fonctions, ceux qui prennent de telles positions, estime le fondateur d’Emmaüs, n’ont jamais avancé un seul argument théologique décisif qui démontre que l’accès des femmes au sacerdoce serait contraire à la foi.» Considérant que le choix d’apôtres de sexe masculin par Jésus est contingent aux mentalités de l’époque et «ne ressort d’aucune nécessité théologique», il interroge : «Pourquoi refuser à des femmes qui s’en sentent la vocation et les capacités l’accès aux ministères ?»

L'Abbé Pierre se livre aussi de façon plus intime, en évoquant par exemple le désir sexuel:
« Il m’est arrivé d’y céder (à la force du désir) de manière passagère. Mais je n’ai jamais eu de liaison régulière car je n’ai pas laissé le désir sexuel prendre racine. (…) J’ai donc connu l’expérience du désir sexuel et de sa très rare satisfaction, mais cette satisfaction fut une vraie source d’insatisfaction car je sentais que je n’étais pas vrai. »


Source: La Croix

1 commentaire:

Dominique a dit…

Voilà les qualités d'un vrai chrétien. L'Humilité de ce reconnaître tel qu'il est sans jouer au martyr, en plus de s'accorder la possibilité de penser et de s'exprimer dans un message quelque peu contraire à la doctrine supérieure de son église. Une leçon d'humilité que l'église catholique devrait prendre pour elle-même au lieu de condamner de telles réflexions.

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