mercredi, avril 20

Réactions à l'élection du nouveau pape Benoït XVI

C'est «le pape qu'il nous faut», a déclaré Christine Boutin, tandis que le vicaire de l'Opus Dei en France, l'abbé Antoine de Rochebrune, a estimé que l'élection de Joseph Ratzinger à la papauté était «une bénédiction pour l'Église».

Les associations LGBT et de lutte contre le sida n'ont évidemment pas le même point de vue. «Nous sommes profondément déçus et pleins d'amertume par l'élection d'un pape férocement homophobe et ennemi juré de la communauté lesbienne, gay et transsexuelle italienne et internationale», a déclaré dans un communiqué le député italien Franco Grillini, président honoraire de Arcigay. «C'est un choix qui ne nous permet de ne rien espérer de bien pour l'avenir», a regretté l'association américaine des parents et amis de gays et de lesbiennes (PFLAG). «C'est le pire choix possible», pour le collectif des associations LGBT espagnoles. Cette élection du pape Benoît XVI «rend les choses très claires sur la direction de l'Église» catholique, a estimé le révérend Paul Fairley qui dirige la Metropolitan Church, une église qui accueille des chrétiens protestants et catholiques dans le quartier gay de Castro, à San Francisco. En France, ProChoix rappelle que Joseph Ratzinger «a notamment proposé aux évêques américains que les hommes politiques favorables au droit à l'avortement soient excommuniés. Une mesure — que les évêques ont refusé — visant clairement John Kerry». À Londres, Brett Lock, d'OutRage!, souligne que le «pape Jean-Paul II, avec Ratzinger, l'Inquisiteur, à ses côtés, a balayé tous les efforts de réformation sociale de ses prédécesseurs».

La déception des militants LGBT est partagée par certains catholiques, représentés notamment par MGR Jacques Gaillot. Interrogé par l'AFP, celui-ci estime: «C'est une déception. D'abord parce que c'est quelqu'un qui a 78 ans, et surtout, parce que c'est le gardien du temple, de la doctrine, celui qui maintient, qui ne permet pas la nouveauté. Ce soir, je pense à ceux qui se sentent exclus dans l'Eglise aujourd'hui, les divorcés remariés, les prêtres mariés, les théologiens écartés et interdits d'enseignement. Je pense aux homosexuels, aux femmes qui veulent prendre des responsabilités dans l'Eglise, qui veulent être accueillies comme prêtres.»

Source: Tetu.com

6 commentaires:

eliots a dit…

Un préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi ne peut-il faire autre chose que de recadrer, de mettre les choses au point? Il est inévitable qu'il joue le rôle de père fouettard. Certes, il est très rigoureux, mais telle est son rôle et quand il défend la Vérité (ou du moins ce qu'il croit l'être), il ne peut que dire "non" face à tous les écarts supposés.

Il est devenu la bête noire des progressistes, parce qu'un démon comme adversaire, c'est si commode...

Il n'a jamais remis en cause l'option préferentielle envers les pauvres.

Après tout, les cardinaux savent ce qu'ils font et l'Esprit y est pour quelque chose. On n'as pas à en être déçu.

Jean-Marc a dit…

Espérons que Dieu t'entende !

Anonyme a dit…

Le seul problème, c'est que Ratzinger est lui-même homosexuel !...
Mais il n'est visiblement pas à une contradiction près !...

françois.

Jean-Marc a dit…

Ah bon ? D'où sais-tu ça ?

Etienne a dit…

:-D

Anonyme a dit…

Je sais cela par le milieu ecclésiastique dont je suis, et comme je suis gay également, je sais pas mal de choses sur les fréquentations d'un certain nombre d'ecclésiastiques homosexuels (la nuit seulement !...)
françois.

Une erreur est survenue dans ce gadget