mardi, juillet 26

Un évêque épiscopalien analyse l'agitation autour de l'homosexualité

En surfant sur le site de Grace Cathedral de San Francisco, je suis tombé sur un article de William E.Swing, évêque épiscopalien de Californie, qui analyse l'agitation issue des récentes actions prises par les Eglises anglicans américaines et canadiennes en faveur de l'inclusion des gays et lesbiennes.

Voici quelques extraits:
"Quelque chose de révolutionnaire est en train de se passer dans le monde religieux concernant le statut des personnes homosexuelles. Un petit nombre de provinces anglicanes - le Canada, les Etats-Unis et l'Ecosse - ont franchi la ligne en acceptant que les gays et lesbiennes puissent être ordonnés, faire bénir leurs couples, et adopter des enfants. Ces actions n'ont pas encore été précisément officialisées dans les canons de l'Eglise, mais la direction est claire et inexorable.
Pendant des milliers d'années, des millions de croyants ont été témoins de discrimination, persécution et de mise à mort des personnes homosexuelles. C'est pourquoi, la position de ces 3 provinces initie un conflit interne prévisible et féroce qui aura de larges conséquences externes."

L'évêque poursuit en expliquant le contexte apparent et caché de ce conflit.
Extraits:
"Sous la surface, je crois que deux choses sont en train de se produire. Tout d'abord la manière dont les religions comprennent les personnes homosexuelles. La position de l'Eglise catholique romaine est que les homosexuels sont "intrinsèquement désordonnés". Ce qualificatif est plutôt généreux comparé à l'évaluation des homosexuels par les musulmans. Quant à nous, nous pensons que les personnes homosexuelles sont des êtres humains, tout comme les hétérosexuel(le)s sont des êtres humains, et devraient être traités d'une manière identique au regard de leur dignité, des responsabilités, des attentes morales, des droits civiques, etc. Saint Paul a dit qu'en Christ il n'y a ni homme ni femme, ni esclave ni homme libre, ni juif ni grec. Tous sont uns. Aujourd'hui nous ajoutons ni hétérosexuels(le)s ni homosexuel(les). Nous sommes uns dans notre humanité."

"Ensuite vient la question de la reconnaissance de la vie privée. chez soi ! L'Eglise est-elle prête à reconnaître la maternité et la paternité des personnes homosexuelles? Ce qui retient l'attention c'est la proposition d'amendement constitutionnel sur le mariage, ou les états qui statuent sur des rites et des droits. Mais derrière tout cela on trouve des suppositions plus amères. Par exemple, "les personnes gay vivent dans la promiscuité par nature et ne devraient pas prendre de responsabilités familiales". Ou encore "quand des enfants atteindront l'âge de conscience et décrouvriront que leurs parents sont homosexuels, cela sera un désastre pour eux".
"Alors que d'un autre côté, nous avons dans notre diocèse californien de l'Eglise Episcopale des prêtres qui vivent dans une relation stable et durable, et qui ont adopté des enfants. Ces couples changent les couches, dorment peu, conduisent des poussettes, et essayent d'être de bon parents ! Effectivement, c'est une nouvelle vocation pour le clergé homosexuel. Effectivement, cela n'a jamais été testé au cours des siècles derniers. Mais oui, cela marche ! Quand des responsabilités familiales dont ainsi assumées, elles méritent la reconnaissance de l'Eglise, pas sa malédiction! "

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