dimanche, octobre 2

Commentaire de Matthieu 21,33-43

Voici le commentaire biblique de l'Evangile de ce dimanche rédigé par Théo pour "Miettes de la table ", une nouvelle revue (bientôt en ligne) destinée à favoriser une approche régulière, personnelle mais aussi communautaire de la Bible.

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 21,33-43.
« Écoutez une autre parabole : Un homme était propriétaire d'un domaine ; il planta une vigne, l'entoura d'une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour de garde. Puis il la donna en fermage à des vignerons, et partit en voyage.
Quand arriva le moment de la vendange, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de la vigne.
Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l'un, tuèrent l'autre, lapidèrent le troisième.
De nouveau, le propriétaire envoya d'autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais ils furent traités de la même façon.
Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : 'Ils respecteront mon fils.'
Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : 'Voici l'héritier : allons-y ! tuons-le, nous aurons l'héritage !'
Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent.
Eh bien, quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? »
On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il donnera la vigne en fermage à d'autres vignerons, qui en remettront le produit en temps voulu. »
Jésus leur dit : « N'avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire. C'est là l'oeuvre du Seigneur, une merveille sous nos yeux !
Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à un peuple qui lui fera produire son fruit.

Commentaire

Dans ce passage, les paroles de Jésus à l’encontre des pharisiens et des maîtres de la loi de son époque semblent extrêmement dures. De fait, Jésus compare ces derniers à des criminels et les condamne ainsi sans équivoque. Mais Jésus va plus loin que la simple critique de ses adversaires de toujours, car cette parabole est aussi porteuse d’une espérance nouvelle et universelle.

Dans cette parabole, Jésus remet directement en cause la position sociale et religieuse des pharisiens et des maîtres de la loi. En effet, initialement il incombait à ces personnes érudites de transmettre la volonté de Dieu révélée dans sa Parole à son peuple et de permettre ainsi aux hommes d’accéder au salut. Or, dans la pratique, c’est tout l’inverse qu’on pouvait observer : les pharisiens et les maîtres de la loi avaient une attitude hypocrite et étaient devenus un obstacle à la révélation divine. Et c’est précisément ce qui s’était manifesté par le rejet des prophètes, en particulier par celui de Jean-Baptiste, et par la non reconnaissance du fils de Dieu lui-même. Les pharisiens interprétaient les Ecritures non plus au nom de l’esprit qui avait présidé à l’élaboration de la loi, mais en vertu de la lettre fiée de cette même loi. C’est pourquoi Dieu choisit de les relever de leur ministère.

Non content de critiquer les pharisiens, Jésus parle également d’un peuple nouveau qui saura réellement porter du fruit, c’est-à-dire d’un peuple capable de mettre en pratique les commandements d’amour de Dieu. Par ce biais, il fait allusion au peuple de l’Eglise, à ce nouveau peuple d’élus rachetés par le sacrifice du Christ à la croix. La promesse du salut, originellement destinée au seul peuple juif, va ainsi être étendue à l’ensemble de l’humanité. C’est à partir de ce moment que le salut devient à proprement parler universel : tout être humain quelle que soit son origine ethnique ou sociale peut être sauvé et accéder à la connaissance de Dieu.

Aujourd’hui encore nous sommes appelés à vivre par et pour cette promesse. Nous avons chacun et chacune notre part de responsabilité dans le plan de Dieu pour son peuple. Les uns le servent en tant que « vignerons » : ce sont les responsables de groupe ou d’église. Les autres en tant que « pieds de vigne » : ce sont les chrétiens « ordinaires ». Mais tous doivent prendre conscience de l’importance de la tâche qui leur a été confiée afin de participer activement à l’avancement du Royaume de Dieu.

Pour aller plus loin

1. Comment peut on comprendre la colère de Dieu face à l’attitude de son peuple ?

2. Faisons-nous réellement confiance à Dieu lorsque nous lui remettons des sujets de préoccupation dans la prière ?

3. Le chrétien doit-il vivre dans l’insouciance ?

4. As-tu déjà fait l’expérience de la paix de Dieu dans ton cœur ?

Prière

Seigneur, apprends moi à te faire confiance et à déposer mon fardeau à tes pieds. Je remets tout ce qui me préoccupe entre tes mains. Merci pour ta paix qui remplit mon cœur et me rend joyeux. Amen.

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