mardi, janvier 24

Christian Vanneste condamné pour ses propos homophobes

Le député UMP Christian Vanneste a été reconnu coupable d'injure homophobe par le tribunal correctionnel de Lille (compte-rendu d'audience dans le Quotidien du 14 décembre). Il devra verser 3.000 euros d'amende ainsi que 3.000 euros à chacune des trois associations plaignantes: SOS Homophobie, Act Up-Paris et le Sneg, dont la plainte a donc été jugée recevable, recevront ainsi 2.000 euros de dommages et intérêts, qu'elles utiliseront dans leurs actions de lutte contre l'homophobie, ainsi que 1.000 euros au titre des frais d'avocats. Christian Vanneste, qui n'était pas présent à la lecture du jugement, devra également publier sa condamnation dans plusieurs journaux dont Le Monde, L'Express et La Voix du Nord.

Le député UMP de Tourcoing (Nord) était jugé pour des interviews parues en 2005 dans des journaux lillois, dans lesquels il déclarait notamment: «L'homosexualité est une menace pour la survie de l'humanité» et qu'«elle était inférieure à l'hétérosexualité» . C'est la première utilisation de la loi du 30 décembre 2004, appliquant les sanctions liées à l'injure aux cas où elle est adressée à une personne ou à un groupe à raison de leur orientation sexuelle. Pour Pierre Serne, responsable de la commission LGBT des Verts, «c'est une excellente nouvelle dans le contexte actuel d'offensive tous azimuts de la droite contre les personnes LGBT. Le fait que le condamné soit un parlementaire qui n'a jamais renié ou édulcoré ses propos doit être un signal fort pour toutes les victimes d'homophobie et aussi pour tous les potentiels coupables.»

Source:Tetu.com

3 commentaires:

Arnaud a dit…

Hier : reprise des cours - après seulement un week-end plutôt fatiguant d’ailleurs - et cinéma. Je ne m’étendrai pas sur le droit et les sciences politiques.

Ainsi, il est 22h00 quand j’entre dans le hall du cinéma. Le choix du film est fait depuis bien longtemps, depuis que j’ai entendu les nombreux éloges qui ont été faits sur le Secret de Brokeback Mountain et le Lion d’Or qui a couronné le magnifique travail de Ang Lee ainsi que les critiques des virulents homophobes et congrégations religieuses à propos de ce film. C’est donc non seulement aller voir un film pour admirer une œuvre mais c’est aussi un acte militant.

Pour tout vous dire, l’acte militant aurait pu s’arrêter bien vite. Vous connaissez le sentiment que l’on éprouve quand on rentre dans un bureau de tabac et que l’on souhaite acheter une revue pornographique ? Vous avez la sensation qu’un regard, qu’un jugement se porte sur vous. Et bien j’ai éprouvé le même quand il s’est s’agit de dire le nom du film. Ce moment, si je vous le rapporte, est important parce qu’il conduit à une autre analyse du film, ou plutôt une mise en bouche.

Un western gay, et plus largement un film, est une idée bizarre parce qu’elle donne l’impression de viser une population spécifique. Pourtant elle se légitime par la disparition totale de cette même population de nos toiles et petits écrans. J’exagère à peine. Urgences et les quelques séries dans le même genre ont elles compris qu’il fallait être plus représentatif de son public et donc de la réalité.

Je ne regrette pas d’être aller voir ce film, ne serait ce que pour le pied de nez que j’ai adressé en prenant mon billet aux Vanneste et à tous les signataires de cette infâme pétition dont trop de parlementaires UMP se sont encanaillés.

Atypique, original, ambitieux, voilà les mots qui me sautent immédiatement à l’esprit. Il faut beaucoup de courage, de sérieux, pour traiter une histoire d’amour de ce type. Deux hommes, cow-boys, dans l’Amérique profonde se rencontrent, se séparent, se retrouvent et se déchirent.

C’est au paradis, à Brokeback Mountain, lieu de calme et de solitude, où Jack et Ennis vont s’éprendre l’un de l’autre, le temps d’une saison. Une complicité qui se dévoilera peu à peu en passion destructrice.
Ce n’est que quatre ans plus tard, leurs vies construites, que les retrouvailles se font, qu’un regard rappelle les moments passés ensemble, prélude au dévaste du reste.
De l’ignorance des hommes, ils ne vivront qu’une vie en pointillé où leur relation manque les répliques qui ne savent traduire leurs sentiments, où les chaises vides sont légions, où les vêtements sans corps ont toutes leurs places.
De leurs propres égoïsmes, ils gâcheront la vie de leurs entourages, leurs mariages, parce que ces masques sont trop minces pour se dissimuler la vérité. Le regard des autres est ce qui sépare, ce qui les sanctionne, ce qui les tue. Comme disait Renaud, pour vivre heureux, je vis caché, au fond de mon bistrot peinard, dans la lumière tamisée, loin de ce monde de bavards.

Alors j’irais le revoir, parce qu’il m’a touché, n’en déplaise aux réactionnaires. Seul, n’en déplaise à ceux qui devaient m’accompagner.

Anonyme a dit…

mousieur le depute s est fait reprimander et c est bien fait pour lui...c est bien...mais c est pas la victoire...en meme temps un proviseur s est fait revoque pour avoir anonymement parle de sa vie affective d homo et de sa profession..le tout en des termes tres innoffensifs....or la revocation est un acte administratifs extremement grave et exceptionnel...on touche la au limite de la democratie ..sur ses propres terres de fonctionnaires l etat se comporte lui meme en parfait fachiste retrograde...je suis moi meme fonctionnaire...
parfois j ai l impression que l avenir est en retard encore aujourd hui (slogan des annees 68 )
jonas

Furyo a dit…

Vanneste s'en sort trop facilement...une rétractation et des excuses auraient dû lui être imposé...une peine d'emprisonement avec sursis aussi, ne serait-ce que parcequ'il est député et donne une image haineuse de la République qu'il sert.

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