dimanche, avril 23

Faut-il ouvrir l'adoption aux couples homosexuels ?

Après les Pays-Bas, la Suède, le Royaume-Uni et l'Espagne, la Belgique est le 5ème pays au monde à ouvrir l'adoption aux couples de même sexe, mariés ou non. Il s'en est fallu de peu puisque le Sénat s'est pronconcé par 34 voix pour, 33 contre et 2 abstentions. Il reste encore quelques formalités à accomplir (dont la circulaire d'application) pour que les premières adoptions soient possibles, mais tout devrait être réglé d'ici un mois environ.

Doit-on se réjouir de la possibilité pour les couples homosexuels de recourir à l'adoption ? Je pense que oui. Certains s'offusquent au motif qu'un enfant doit avoir un père et une mère et que ce type d'adoption ne peut qu'entraîner de la confusion chez lui. Ils invoquent le principe de précaution au nom de l'intérêt de l'enfant. La plupart des Eglises sont de cet avis et voit dans cette loi une nouvelle atteinte de la famille, qu'elles réduisent bien entendu à la seule famille mononucléaire hétérosexuelle.

Pourtant, quand on y regarde de plus près, on se rend compte qu'il s'agit là avant tout d'une position idéologique. Car qui dit adoption dit qu'il y a un enfant abandonné par des parents. Il n'a donc plus accès à ses mère et père biologiques. Alors, va-t-on préfèrer le laisser dans un foyer de la DASS plutôt que de le confier à un couple de personnes prêt à lui donner tout leur amour ? Je crois qu'il est temps qu'on se soucie d'abord du bonheur d'un être en souffrance plutôt que de la préservation de principes idéologiques ! A mon avis, c'est la cacacité d'amour qui devrait être le premier critère pour juger de l'ouverture ou non de l'adoption à un couple, quelque soit le sexe des partenaires.

C'est mon opinion spontanée, mais je ne suis pas un spécialiste de la question. Et vous, qu'en pensez-vous ?

5 commentaires:

Benoît a dit…

L'INTERET DE L'ENFANT ET DES ADOPTANTS.
Cher Jean-Marc, mon opinion est strictement personnelle. Si des homosexuels adoptent un enfant pour comble un manque, ma réponse est non. Si c'est par amour altruiste des enfants, ma réponse st oui. Car si on suit jusqu'au bout la logique des opposants à l'adoption par deux personnes de même sexe,c'est -à-dire qu'il faut un père et une mère pour l'équilibre d'un enfant, on devrait donc ne pas permettre à un enfant de rester avec un veuf ou divorcé, et supprimer pour les célibataires (dont on se fiche de l'orientation sexuelle) la possibilité d'adopter.
Par contre, j'assume le fait d'être opposé aux "mères porteuses" ou aux "pères géniteurs", qui consiste à se procréer un enfant (donc là entre homme et femme, on est obligé!) pour ensuite le récupérer (même si j'en aurais perso très envie, pour donner vie à la "chair de ma chair".
A suivre...
Amicalement

Jean-Marc a dit…

Benoit, tu dis: "Si des homosexuels adoptent un enfant pour comble un manque, ma réponse est non. Si c'est par amour altruiste des enfants, ma réponse st oui."
Difficile à mon avis de cerner les motivations profondes de ceux qui veulent adopter, sauf cas pathologique. L'amour altruiste à 100% existe-t-il chez les humains (hors Jésus) ? La question me semble être: doit-on en demander plus aux couples homosexuels ?

Benoît a dit…

Je suis moins bond à l'écrit qu'à l'oral! Non, bien sûr, Jean-Marc, tu sais bien que je ne serai pas celui qui exigerais plus des homosexuels que des hétérosexuels. Je serai très mal placé pour dire cela. Mais j'espère que tu as compris ce que je voulais dire, à savoir que les homosexuels sont foncièrement plus sujets à être en manque d'enfant que des hétéros, simplement parce qu'ils ne peuvent pas en avoir. D'où naturellement la beauté du geste de l'adoption finalement potentiellement plus grande et-pourquoi pas- au moins aussi altruiste chez les homosexuels, qui, en effet, se donnent à cet enfant sans rien attendre en retour.
A d'autres de poursuivre le débat intéressant que tu as lancé. Bien à toi

Jean-Marc a dit…

Benoït, tu dis:"les homosexuels sont foncièrement plus sujets à être en manque d'enfant que des hétéros, simplement parce qu'ils ne peuvent pas en avoir."
Mais c'est le cas aussi des hétérosexuel(le)s qui souhaitent adopter ! Ils sont exactement dans la même situation.
Par ailleurs, ton affirmation sur les homos n'est pas exacte: ils et elles peuvent avoir des enfants, en particulier les lesbiennes, même si cela signifie une "constellation" familiale particulière. C'est toute la question de l'homoparentalité.

Benoît a dit…

Cher Jean-marc, comme dit dans mon 1er commentaire, je ne suis pas d'accord avec le fait, pour une lesbienne, de se faire faire un enfant, par quelque procédé que ce soit, pour ensuite "jeter" le père et l'élever avec la femme qu'elle aime. Mon affirmation porte précisément sur le fair que deux homosexuels ne peuvent pas avoir d'enfants ensemnble: je ne peux pas concevoir un enfant avec l'homme que j'aime. Voilà donc le développement de mon affirmation. Je veux bien essayer de comprendre un maximum de choses, mais il n'empêche que là je trouve que c'est une démarche qui ne correspond pas à ce que je crois, pour les raisons que je viens d'évoquer.
Pour le reste, je voulais dire que les hétéros sont susceptibles d'avoir des enfants et de les élever ensemble, les homos non. Je ne veux absolument pas être négatif en disant cela, mais seulement le cas de se faire faire un enfant, effectivement celui-ci devient une marchandise.

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