jeudi, juin 18

Célébration spéciale Gaypride le 27 juin à 19h

A l'occasion de la Marche des Fiertés, la Cathédrale Américaine de Paris (23, avenue George V) propose pour la 4ème année consécutive une célébration de l'amour inclusif de Dieu le samedi 27 juin 2009 à 19h. Organisée par le groupe Lambda et en partenariat avec le Carrefour des Chrétiens Inclusifs, cette liturgie œcuménique et bilingue puisant dans la tradition anglicane et soutenue par un chœur, sera présidée par le Révérend Jonathan Huyck, chanoine pasteur de la Cathédrale.


La prédication sera assurée par la Révérende Glenna Shepherd, responsable de l'Eglise MCC pour l'Europe, de l'Afrique et le Moyen Orient de 2006 à 2009, et actuellement pasteur à Edinburgh. Un buffet sera offert à l'issue de la célébration. Tout le monde est le bienvenu !

Au cours du service, Davis Mac-Iyalla donnera son témoignage de gay anglican ayant créé la branche nigérienne de l'association britannique Changing Attitude et ayant dû se réfugier en Grande-Bretagne après avoir fait son coming out.

Un buffet sera offert à l'issue de la célébration.

Avant la célébration, nous vous proposons de défiler en groupe à la Marche des Fiertés. Nous aurons une bannière "Dieu dit du bien de toi!

". RDV samedi 27 juin à 13h devant la Cathédrale Américaine 23, avenue George V 75008 PARIS (métro: George V, Alma marceau).

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5 commentaires:

Pierre a dit…

Je suis catholique, j'ai 18 ans, et je suis passionné par le dialogue entre les chrétiens.

Je suis heureux que l'Église épiscopale organise un office pour les homosexuels. Je suis très triste d'entendre certaines personnes dire qu'elles sont rejetées de Dieu, alors que c'est parfaitement faux. Le Seigneur ne nous juge pas.

Cependant, je ne peux pas suivre mes frères anglicans quand ils font la promotion d'un mode de vie, qui est strictement intime. Les chrétiens sont avant tout des personnes, et les cantonner à leur homosexualité est un péché, une réduction de la personnalité. Il ne devrait pas y avoir de culte "spécial" gay, car ce serait leur donner un privilège, alors qu'ils sont des chrétiens comme les autres.

La foi donne des exigences, qu'il faut admettre. L'homosexualité est pour moi et l'Église catholique romaine un péché, ce qui ne veut absolument pas dire que les homosexuels doivent être rejetés. Nous les aimons et nous respectons leur vie, sans pour autant faire de la pub pour leurs choix personnels.

Je prie pour l'Église anglicane et ses membres.

Jean-Marc a dit…

Merci, Pierre, pour ton commentaire.
L'office que la Cathédrale Américaine propose à l'occasion de la GayPride est ouvert à tous. Il célèbre plus particulièrement l'amour inclusif de Dieu, autrement dit inconditionnel quelque soit son genre ou son orientation sexuelle (mais aussi son âge, sa situation sociale, sa couleur de peau, etc.).
Je ne partage pas ton opinion sur l'homosexualité qui l'assimilerait à un péché. D'ailleurs, il ne s'agit pas d'un choix mais d'une orientation sexuelle qui s'impose aux gays et lesbiennes et qui va bien au-delà d'un mode de vie ou de pratiques sexuelles. De plus en plus d'homosexuel(le)s chrétiens aujourd'hui aimeraient être accueillis tels qu'ils sont dans les églises. La plupart d'entre elles les condamnent ou leur demandent d'être continents. C'est bien triste. Par notre présence à la GayPride, nous affirmons l'amour inconditionnel de Dieu pour tous.

Pierre a dit…

Merci, Jean-Marc, pour ta réponse.

Je ne souhaite en aucun cas porter un jugement sur mon prochain et sur des personnes qui sont mes frères et sœurs dans la foi en Dieu.

Je suis bien conscient que beaucoup de personnes homosexuelles n'ont pas choisi leur sexualité. C'est pour cela que je suis heureux lorsque des homosexuel(le)s peuvent prier et louer sans se sentir rejeté. Mais entre la tolérance, le respect et l'amour mutuel, et la promotion du mariage homosexuel et de l'homosexualité comme norme familiale, il y a un fossé que je ne veux pas franchir (c'est le choix de l'Église épiscopale de bénir des mariages gays, même si cela peut entraîner l'incompréhension de millions d'autres fidèles à travers le monde).

Tu parles de la Gaypride. Je m'y suis rendu cette année dans la ville où j'habite, et j'ai été choqué par ce que j'ai vu. Des personnes qui ne respectent pas leurs corps ni ceux des autres, qui se revendiquent comme "putes" ou "pédés", qui tiennent des propos indécents ou injurieux... Je connais personnellement des homosexuels qui refusent d'y participer pour ne pas être catalogué ainsi, et de ne pas être assimilé à des groupes qui revendiquent une autre conception de la société, où tout le monde pourrait vivre sa vie au rythme de ses pulsions. Si tu as une autre vision des choses, je serai heureux d'en discuter avec toi.

Amicalement,
Pierre

Georges a dit…

Oui, Pierre, je n'ai pas honte de revendiquer la famille homoparentale comme "une norme" parmi d'autres.

Je ne vois pas pourquoi vous autres hétéros, vous auriez droit à fonder trente-six mille "normes" différentes (dont le seul point commun est d'avoir des hétéros comme parents), et en même temps de refuser le droit d'un enfant d'avoir deux mères ou deux pères en tant que parents à part entière.

Pierre a dit…

@George,

Pardonnez-moi si mes propos vous ont blessé. J'exprime mes opinions mais je me refuse de juger des personnes que je ne connais pas et qui vivent une situation différente de moi.

Concernant l'homoparentalité, j'utilise le mot "norme" de façon neutre, sans pensée péjorative ou méliorative. Il y a des couples de personnes homosexuelles plus épanouis que des couples de personnes hétérosexuelles. Je parle de "norme" pour désigner quelque chose qui fonde la société depuis que l'humanité est humanité: c'est-à-dire l'union d'une homme et d'une femme.

En quoi l'union d'un homme et d'une femme est singulièrement différente de l'union homosexuelle ? Dans le premier cas, il y a possibilité de donner la vie. Ce n'est pas une surprise de reconnaître que les personnes homosexuelles ne peuvent pas avoir d'enfant de la même façon que des personnes hétérosexuelles, et si elles s'aiment vraiment c'est une souffrance. Cependant, il existe des familles homoparentales. Il est évident que tout être humain peut élever un enfant et l'éduquer avec amour. Mais dans le cas présent, est-ce bon pour l'enfant ? Les parents ne sont pas que des éducateurs, et l'amour seul ne suffit pas (il peut même être étouffant !). Ce qu'un couple de deux personnes de sexe différent aura toujours de plus qu'un couple homosexuel, c'est l'altérité, le rapport de ce qui est différent, essentielle à la construction psychologique d'un enfant.

Il peut exister "trente six-mille" genres ou orientations sexuelles, la seule norme qui a toujours été la cellule de base de la société a été l'union d'un homme et d'une femme.

Vous parlez enfin du "droit" de l'enfant d'avoir deux mères et deux pères en tant que parents. C'est tout le débat: l'enfant est un sujet qui a des droits, ce n'est pas un objet ; nous sommes d'accord. Ce qui me gêne dans la revendication de l'homoparentalité, c'est qu'on a l'impression qu'il s'agit plus de défendre un droit "à l'enfant" plutôt que le droit "de l'enfant".



J'aimerai revenir brièvement sur la Gaypride. A mon sens, une manifestation comme je l'ai vue dans ma ville est une atteinte à la dignité des personnes. Cela frise l'impudence, et cela réduit les participants à leur seule sexualité. Je ne suis pas fier de ce genre de défilé.Par contre, je suis heureux si l'Église anglicane peut tenter de faire passer un message religieux lors d'une telle manifestation. Sachez pour ma part que lors de la Gaypride dont j'ai été le témoin, les participants sont passés devant un église et ont hurlé qu'ils étaient "les réprouvés de l'enfer". Cela m'a rendu très triste.

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