dimanche, janvier 13

Fonder une famille homoparentale ?

De plus en plus de gays et lesbiennes ont un projet parental et souhaitent fonder une famille à part entière. Plusieurs voies sont alors possibles : adoption, maternité pour autrui, insémination artificielle avec donneur, choix d'une coparentalité, parents ex-hétéros. Moi-même, et alors que j'ai été longtemps réticent, je commence à m'ouvrir à la perspective d'être un jour parent, sans savoir trop comment cela pourrait se concrétiser. Qu'en pensez-vous ? Avez-vous également ce projet ? Qu'en pensez-vous ? J'aimerais lire vos commentaires (participez aussi au sondage).

Pour info, La prochaine réunion du groupe Lambda du 27 janvier à 16h portera justement sur le thème "2 papas, 2 mamans: mode d'emploi". Notre intervenante sera Martine Gross, ingénieure de recherche en sciences sociales au CNRS et présidente d'honneur de l'APGL (Association des Parents et futurs parents Gays et Lesbiens). Martine viendra nous présenter les différentes formes possibles d'homoparentalité en faisant un état des lieux en France . Elle est l'une des meilleurs expertes sur ce sujet auquel elle a consacré plusieurs ouvrages, dont "Fonder une famille homoparentale".

6 commentaires:

Damien a dit…

Salut. Et bien moi j'aimerais fonder une famille homoparentale. Je n'ai pas de papa vu que je suis célibataire mais j'ai une maman qui est une bonne copine hétérosexuelle célibataire aussi. Le projet de coparentalité n'est pas encore fixé mais il s'ébauche de jour en jour au gré de nos vies. De tout manière l'arrivée du premier enfant n'est pas prévu avant 4 ou 5 ans. D'ici là nous aurons peut-être chacun un copain et les choses auront changé. Mes soeurs ne sont pas d'accord avec le projet. Elles préfèrent un schéma familial plus classique pour ma bonne copine. Elles "m'oublient" toujours dans l'histoire. Elles sont hétérosexuelles, il faut dire.

georges a dit…
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georges a dit…

Mon Nicolas et moi voulons fonder une vraie famille. Dans quelques années, nous pensons faire les démarches pour l'adoption d'un enfant (mais on en veut plusieurs).

C'est pourquoi nous avons lu plusieurs livres qui parlent de ça. Le meilleur, c'est Gay Dads de David Strah; d'autant plus que ce livre s'ouvre sur le concept de famille homoparentale juive pratiquante et "... chrétienne. L'auteur même et son mari sont des Juifs pratiquants, ont adopté une fille et un garçon, et ont interviewé 19 autres familles homoparentales.

Personnellement je suis pour le droit de l'enfant, non pas pour le droit à l'enfant. Un enfant n'est pas un objet. Un enfant qui est là, qui souffre de faim et de manque d'amour, c'est LUI qui a le droit d'avoir des parents.

C'est pourquoi je suis opposé à la procréation médicalement assistée (mais ça pour encore d'autres raisons), et surtout je suis opposé à la co-parentalité.

Je connais suffisamment de gens autour de moi, dont les parents sont divorcés, et qui ont dû, pendant leur enfance et adolescence, faire la navette entre "chez maman" et "chez papa". Mais le divorce est une chose qui arrive, sans être prévu au mariage. Par contre, lorsque tu as un gosse en co-parentalité, tu prives le gosse de l'une des choses essentielles: une maison à lui et l'amour de ses parents.

Dans le livre de David Strah, il y a le cas d'une fille issue d'une co-parentalité, ayant un papa gai et une maman lesbienne. La fille demande à ses parents de se marier. Les parents se trouvent très embarrassés devant la demande de leur fille. Elle veut que ses parents soient ensemble, vivre avec les deux en même temps.

Jean-Marc a dit…

"lorsque tu as un gosse en co-parentalité, tu prives le gosse de l'une des choses essentielles: une maison à lui et l'amour de ses parents.".
C'est une façon de voir les choses. On pourrait aussi dire qu'on lui donne 2 maisons à lui, et plus de parents.

georges a dit…

Oui, comme les enfants des divorcés. Sauf que là, le divorce n'était pas prévu à l'avance. Or dans la co-parentalité, les enfants sont condamnés à priori à avoir des parents comme-les-divorcés, d'avoir une marâtre et un parâtre, etc.

Et... 2 homes is no home.

Autrement, un gosse avec deux mamans au rez-de-chaussée et deux papas à l'étage risque de devenir un enfant gâté.

C'est une chose, que d'accepter une famille composée, et c'est un principe que je trouve bien chrétien; et c'est une autre chose, que de "programmer" une/deux famille(s) en division et union, dans le but d'élever un gosse. Les enfants ne sont pas des bêtes expérimentales.

u pourrais que là je parle dans le vide, comme les anti-homoparentalité. Or je crois qu'ici, pour la co-parentalité, je parle avec les faits à l'appuie: précisément, c'est la même histoire que les enfants des familles divorcées.

Jean-Marc a dit…

Je ne suis pas sûr qu'on puisse assimiler des co-parents aux couples divorcés. Dans le 1er cas, il y une intention dès le départ d'élever un enfant de cette manière, et l'enfant n'a pas à souffrir de la désunion de ses parents, comme c'est le cas pour les divorces. Et, selon Martine Gross, de nombreuses études montrent que les enfants élevés ainsi n'ont pas plus de problèmes que les autres.

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