Affichage des articles dont le libellé est Sexualité. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Sexualité. Afficher tous les articles
vendredi, janvier 25
Banalisation de l'avortement ?
Le Planning Familial lance une campagne d'information sur le territoire francilien, dans les gares et le métro, du 18 au 27 janvier. Peut-être avez-vous cette affiche portant le slogan "Sexualité, contraception, avortement, un droit, mon choix, notre liberté". Je suis frappé qu'on mette l'avortement sur le même plan que la sexualité et la contraception, au milieu des photos de personnes souriant. Pour moi, l'avortement est un acte grave qui ne devrait pas être banalisé ainsi. Qu'en pensez-vous ?
jeudi, mars 22
Affectivité et eucharistie
Connaissez-vous le magnifique texte de la conférence "Affectivité et Eucharistie" donnée par Timothy Radcliffe en 2006 à Paris ? Ce frère dominicain y fait un parallèle audacieux entre le fait de donner son corps au cours d'une relation sexuelle et le don que le Christ fait de son propre Corps dans la Sainte Cène. Dans les deux cas, c'est à la chasteté que nous sommes appelés, une chasteté qui n'a rien à voir avec l'abstinence !
Si ce thème vous intéresse, venez à la prochaine réunion du groupe Lambda qui aura lieu ce dimanche 25 mars (16h-18h)à la Cathédrale Américaine de Paris. Aelred, étudiant et créateur du blog Abba Père, nous invitera justement à réfléchir sur le thème "Affectivité et Eucharistie : comment devenir une présence réelle dans notre vie affective ?" à partir de la conférence de Timothy Radcliffe. Aelred nous mettra à l'école de l'Eucharistie pour voir en quoi la chasteté comme transparence, pauvreté intérieure et don de soi dans l'Amour, est au coeur de notre vie d'homme et de chrétien. Nous apprendrons ainsi à donner à notre fréquentation du sacrement eucharistique une dimension autre, ancrée dans notre vie quotidienne et nos sentiments pour devenir à notre tour, une présence réelle pour nos frères et dans notre vie affective.
Si ce thème vous intéresse, venez à la prochaine réunion du groupe Lambda qui aura lieu ce dimanche 25 mars (16h-18h)à la Cathédrale Américaine de Paris. Aelred, étudiant et créateur du blog Abba Père, nous invitera justement à réfléchir sur le thème "Affectivité et Eucharistie : comment devenir une présence réelle dans notre vie affective ?" à partir de la conférence de Timothy Radcliffe. Aelred nous mettra à l'école de l'Eucharistie pour voir en quoi la chasteté comme transparence, pauvreté intérieure et don de soi dans l'Amour, est au coeur de notre vie d'homme et de chrétien. Nous apprendrons ainsi à donner à notre fréquentation du sacrement eucharistique une dimension autre, ancrée dans notre vie quotidienne et nos sentiments pour devenir à notre tour, une présence réelle pour nos frères et dans notre vie affective.
mardi, novembre 28
Faut-il être célibataire pour être chaste ?
Plusieurs d'entre vous se sont inquiétés de mon sort, après mon post du 18/11/06 sur la dépendance sexuelle. Merci de votre soutien fraternel. Sachez que je vais bien ces jours derniers. Je suis heureux d'avoir décidé de ne plus visionner de pornographie. C'est par des petit gestes volontaires comme ceux-ci qu'on peut se détacher de ce qui nous empêche d'aimer vraiment. Mon esprit est libéré phantasmes qui n'ont plus lieu d'être à présent que je suis dans une relation d'amour. Je ne sais pas combien de temps cela va durer , mais je vis en ce comment comme un état de grâce. Et l'amour de François me porte et rend tout ceci beaucoup plus facile !
Mais rassurez-vous, je ne suis pas devenu puritain pour autant. Je dirais même que le choix de la chasteté me permet de me rendre plus disponible à mon compagnon, corps et âme ! Je ne veux me donner qu'à lui de cette manière. Mais entièrement. Chasteté, abstinence et continence ne sont donc pas synonymes. La chasteté concerne tout monde, y compris les couples ! Lisez ce très beau texte de Paul Legavre, jésuite. Publié sur Croire.com , il fait écho à ce que je vis en ce moment. J'ai choisi de ne garder que les passages ayant trait aux couples, et d'ajouter quelques mots (en italique) pour le rendre inclusif ! Ca me ferait très plaisir d'avoir vos opinions et surtout vos expériences sur cette manière chaste de vivre la sexualité en couple !
Mais rassurez-vous, je ne suis pas devenu puritain pour autant. Je dirais même que le choix de la chasteté me permet de me rendre plus disponible à mon compagnon, corps et âme ! Je ne veux me donner qu'à lui de cette manière. Mais entièrement. Chasteté, abstinence et continence ne sont donc pas synonymes. La chasteté concerne tout monde, y compris les couples ! Lisez ce très beau texte de Paul Legavre, jésuite. Publié sur Croire.com , il fait écho à ce que je vis en ce moment. J'ai choisi de ne garder que les passages ayant trait aux couples, et d'ajouter quelques mots (en italique) pour le rendre inclusif ! Ca me ferait très plaisir d'avoir vos opinions et surtout vos expériences sur cette manière chaste de vivre la sexualité en couple !La chasteté est un don de Dieu, comme tout ce qui nous fait tenir debout, comme tout ce qui nous permet d’aimer davantage. La chasteté est un des noms de l’amour, avec le respect, la compassion, le don de soi…Tous ces noms, mis ensemble, s’éclairent mutuellement et parlent de l’amour : ce terme renvoie à tellement de réalités différentes, qui pourtant font corps !
Plus précisément, la chasteté est la dimension du respect dans l’amour qui permet de ne pas être dans un rapport de possession. Elle concerne le rapport au corps, la sexualité, mais aussi les relations à autrui. Etre chaste c’est trouver la bonne distance, (et donc la bonne proximité), c’est accueillir l’autre tel qu’il est.
La chasteté peut s’observer dans le mariage, dans les couples d'homosexuel(le)s , dans le célibat consacré mais aussi chez des jeunes qui n’ont pas encore engagé leur existence . Ceux là aussi sont appelés à vivre la chasteté. Mais il ne faut pas confondre la chasteté, la continence ou l’abstinence. La chasteté dans un couple ce n’est pas se refuser l’un à l’autre, ou différer la rencontre des corps (l’abstinence, souhaitable à certains moments). Les gens mariés ou non éprouvent que être chastes, c’est ordonner la relation sexuelle à l’amour qu’ils ont l’un pour l’autre. Ils nous disent que la rencontre des corps est quelque chose de beau, de grand : c’est une des plus belles chose que les couples (NB: l'homme et la femme selon l'auteur) peuvent vivre. De cette jouissance naissent la joie, la douceur qui sont bénies de Dieu, et l’exercice de la sexualité permet l’expression de l’amour et l’unification de la personne, dans un don de soi à l’autre pour toujours. Mais cet exercice de la sexualité pourrait aussi détruire, au travers de relations non chastes, dans l’asservissement de l’autre à son propre désir.
Mais il n’y a pas que dans la relation sexuelle que le corps se donne, car aimer c’est toujours, en définitive, donner son corps. Ce don prend des formes différentes. Il est présent au sein de l’amitié. Pas bien sûr sous la forme de l’exercice de la sexualité, mais dans des gestes d’affection et de tendresse chastes, dans lesquels il n’y a pas de place pour l’érotisme. La vibration des corps, la présence de l’autre, son regard, sa manière d’habiter son corps, affectent toute rencontre.
(...) La grande expérience du couple, c’est la conjugalité et c’est sur ce fond là que chacun vivra la fraternité. Alors que les célibataires sont structurés de façon décisive par l’expérience de la fraternité. Il y a une dimension eucharistique dans la vie de couple comme dans la vie de célibataire. Elle renvoie à la manière dont le Christ s’est donné : « ceci est mon corps, donné pour vous ». Donner son corps c’est se donner.
Alors la chasteté là-dedans ? Il peut y avoir chez les célibataires une manière de mettre la main sur autrui qui n’est pas chaste, alors qu’il y a une façon chaste de faire l’amour, nous disent les couples. Et tous, nous savons bien qu’il peut exister entre un homme et une femme des relations érotisées qui n’aboutissent pas à l’acte sexuel mais qui ne sont pas chastes !
(...) La chasteté est un combat mais vivre une relation chaste c’est toujours trouver la joie. La joie est la marque d’un amour vécu dans la chasteté. La jouissance, l’émoi, qui ne se transforment pas en tristesse, sont la marque d’un amour vécu dans la chasteté.
Libellés :
Couples,
Sexualité,
Spiritualité,
Tranches de vie
samedi, novembre 18
Sortir de la dépendance sexuelle

Tout à l'heure, j'ai jeté la dernier cassette pornographique qui me restait ! Et je ne suis désormais plus abonné à Pink TV pour éviter la tentation de regarder certains films après minuit... J'ai un peu honte de vous dire ça. Mais , après tout, que celui qui n'a jamais cédé à la pornographie me jette la première pierre ! Suis-je devenu moralisateur, bigot ou "coincé" ? Je ne le pense pas. J'essaie seulement de cheminer vers toujours plus de liberté en Christ. J'ai longtemps souffert de dépendance sexuelle. Pendant des années, j'étais sous l'emprise de compulsions sexuelles qui m'ont éloigné des autres et d'une vraie relation. Heureusement, le Seigneur a eu pitié de moi. En retrouvant la foi il y a environ 4 ans, et en fréquentant une église où j'ai été accueilli tel que je suis, je suis progressivement sorti de mon addiction. La prière, le vie fraternelle et le contact avec d'autres chrétiens homosexuels ont été déterminants pour moi.
Néanmoins, je reste vigilant. Alors que je m'étais débarrassé depuis longtemps du matériel pornographique dont je disposais, ainsi que de divers accessoires (vous voulez un dessin ?), je me suis surpris à commencer à regarder à nouveau certains films porno, par curiosité plutôt que par réel intérêt, et finalement à enregistrer certaines scènes au cas où... Je suis sûr que vous comprenez ce que je veux dire! En quoi, est-ce un problème me direz-vous ? Après tout, ne sommes-nous pas entourés de sollicitations sexuelles ? Il suffit de lire un numéro de Têtu pour s'en rendre compte. Je pense pourtant que cet excès d'érotisation est malsain pour notre épanouissement. A force de vivre dans l'imagination et les fantasmes, on finit pour ne plus vivre dans la réalité. On s'isole, et on ne se rend pas disponible pour de vraies relations.
Aujourd'hui, après des années de promiscuité et d'addiction sexuelle, je suis dans une relation d'amour qui me nourrit. Grâce à elle, je m'aperçois combien est vaine toute cette vie fantasmagorique à laquelle nous succombons bien souvent. J'essaye de vivre de façon "chaste", c'est-à-dire en respectant mon partenaire, en le traitant comme un sujet et non comme un objet. Mais mon passé me rattrape parfois. Je me rends compte que je ne sais pas toujours m'y prendre pour aimer. Je confonds "baiser" et "faire l'amour". J'ai du mal à articuler sexe et amour, car j'ai longtemps dissocier les deux. Alors, je m'en remets à Dieu, ma "Puissance supérieure" pour reprendre la terminologie des DASA (Dépendants Affectifs Sexuels Anonymes). Je lui abandonne le contrôle de ma vie. Moi-même, je ne sais pas aimer. Mais puisque l'Esprit vit en moi, peut-être n'ais-je qu'à le laisser aimer en moi !
J'aimerais bien que vous partagiez vos expériences personnelles sur ce sujet. Gardez l'anonymat si vous voulez. Etes-vous un "consommateur" de pornographie et/ou un adepte de rencontres d'un soir ? Comment articulez-vous ça avec votre foi ? Y a-t-il deux personnages en vous: le gay d'un côté, le chrétien de l'autre ?
PS: je vous recommande la lecture de "Enfin Libre ! Ou comment rompre les chaînes de la dépendance" du Père Bernard-Marie Geffroy, curé de l'église catholique Saint-Leu-Saint Gilles. J'en reparlerai prochainement
Néanmoins, je reste vigilant. Alors que je m'étais débarrassé depuis longtemps du matériel pornographique dont je disposais, ainsi que de divers accessoires (vous voulez un dessin ?), je me suis surpris à commencer à regarder à nouveau certains films porno, par curiosité plutôt que par réel intérêt, et finalement à enregistrer certaines scènes au cas où... Je suis sûr que vous comprenez ce que je veux dire! En quoi, est-ce un problème me direz-vous ? Après tout, ne sommes-nous pas entourés de sollicitations sexuelles ? Il suffit de lire un numéro de Têtu pour s'en rendre compte. Je pense pourtant que cet excès d'érotisation est malsain pour notre épanouissement. A force de vivre dans l'imagination et les fantasmes, on finit pour ne plus vivre dans la réalité. On s'isole, et on ne se rend pas disponible pour de vraies relations.
Aujourd'hui, après des années de promiscuité et d'addiction sexuelle, je suis dans une relation d'amour qui me nourrit. Grâce à elle, je m'aperçois combien est vaine toute cette vie fantasmagorique à laquelle nous succombons bien souvent. J'essaye de vivre de façon "chaste", c'est-à-dire en respectant mon partenaire, en le traitant comme un sujet et non comme un objet. Mais mon passé me rattrape parfois. Je me rends compte que je ne sais pas toujours m'y prendre pour aimer. Je confonds "baiser" et "faire l'amour". J'ai du mal à articuler sexe et amour, car j'ai longtemps dissocier les deux. Alors, je m'en remets à Dieu, ma "Puissance supérieure" pour reprendre la terminologie des DASA (Dépendants Affectifs Sexuels Anonymes). Je lui abandonne le contrôle de ma vie. Moi-même, je ne sais pas aimer. Mais puisque l'Esprit vit en moi, peut-être n'ais-je qu'à le laisser aimer en moi !
J'aimerais bien que vous partagiez vos expériences personnelles sur ce sujet. Gardez l'anonymat si vous voulez. Etes-vous un "consommateur" de pornographie et/ou un adepte de rencontres d'un soir ? Comment articulez-vous ça avec votre foi ? Y a-t-il deux personnages en vous: le gay d'un côté, le chrétien de l'autre ?
PS: je vous recommande la lecture de "Enfin Libre ! Ou comment rompre les chaînes de la dépendance" du Père Bernard-Marie Geffroy, curé de l'église catholique Saint-Leu-Saint Gilles. J'en reparlerai prochainement
Inscription à :
Articles (Atom)