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vendredi, août 2

Quelle morale sexuelle pour les chrétiens gays ?

La notion de morale n'a plus bonne presse de nos jours, même chez les chrétiens. Elle évoque souvent un code  de bonne conduite qu'iĺ conviendrait de suivre pour plaire à Dieu et mériter son salut.. Cette conception n'est pas chrétienne. En effet, il est impossible de s'attirer les faveurs de Dieu. C'est Lui qui fait le premier pas vers nous en nous offrant son Salut gratuitement par pure grâce. Nous n'avons qu'à recevoir ce cadeau en accueillant dans notre cœur Celui qui a pris sur Lui nos péchés sur la Croix et qui est ressuscité pour nous offrir la vie éternelle. Est-ce à dire que tout nous est permis ? D'une certaine façon oui. Mais tout ne nous est pas profitable si nous voulons laisser Dieu vivre et se déployer en nous. Ne sommes-nous pas appelés à être la lumière et le sel de la terre, et à répandre autour de nous l'amour que Dieu nous a donné ? Et c'est là que la morale intervient. Elle nous aide à choisir la vie plutôt que la mort, à ne pas rater notre cible, et à mieux aimer Dieu et notre prochain. Intuitivement, nous sentons bien que certaines de nos pensées et actions (ou omissions) apportent plus ou moins d'amour et de vie  Notre conscience, éclairée par l'Esprit Saint, mais aussi la lecture de la Bible ou encore l'Enseignement de l'Eglise peuvent nous éclairer pour faire les bons choix, mais il est parfois difficile de discerner le bon du mauvais, particulièrement quand on est gay. Personnellement, j'ai beaucoup appris de la lecture d'un livre du Révérend Marie M. Fortune, "Love does no harm - Sexual ethics for the rest of us", auquel j'avais consacré une réunion du groupe Lambda il y a quelques années. Une des principes proposés par cet auteur pour avoir une sexualité éthique est qu'il faut s'abstenir de faire du mal aux autres et être ouvert à leurs besoins. C'est très juste mais pas suffisant selon moi pour un chrétien.

J'en discutais récemment avec un ami gay de ma paroisse: comment vivre de façon chrétienne sa sexualité quand on est homosexuel et qu'on souhaite vivre en disciple de Jésus sans pour autant vivre dans la continence toute sa vie ? Tout est-il possible, y compris la promiscuité, ou faut-il s'imposer des limites, et lesquelles ? Que penser des couples qui se disent ouverts ? Quels critères doivent nous guider ? Le principe du "tout est permis" de la communauté LGBT n'est pas satisfaisait mais il faut reconnaitre que l'Eglise apporte peu de réponses à ces questions. La morale sexuelle qu'elle propose est surtout adaptée aux hétérosexuels et ne tient pas compte des spécificités de l'homosexualité. Par exemple, comment appliquer la règle "pas de sexe en dehors du mariage" quand on ne peut pas se marier ? A cet égard, je pense que l'ouverture du mariage civil aux gays et lesbiennes, et l'homoparentalité, auront des conséquences sur les comportements sexuels. Le fait de s'engager publiquement à la fidélité vis-à-vis de son partenaire et/ou d'élever des enfants me semblent être des facteurs favorisant la stabilité des couples, tout comme la bénédiction de couples de même sexe.

 J'ai été très étonné à cet égard de lire que certains couples chrétiens de même sexe vont jusqu'à chosir de s'abstenir de relations sexuelles avant le mariage. Je suis admiratif même si je ne suis pas sûr que j'en serais capable...Dans cet article, on peut ainsi lire le témoignage de Constantino Diaz-Duran qui raconte comment la légalisation des couples de même sexe lui a fait découvrir (un peu sur le tard) les mérites d'une valeur réputée anachronique: l'abstinence avant la nuit de noces:
"On se débrouille toujours en tant que célibataire-en-couple", écrit-ion vit selon des promesses non astreignantes. Le fait de s’engager et de rendre des comptes n’est pas le même que quand vous êtres liés légalement et quand votre alliance est respectée, sacrée et prise au sérieux par vos pairs et par la société.». Il ajoute à propos de son partenaire rencontré sur un site chrétien et avec qui il veut se marier: "Nous avons été attirés l’un vers l’autre par nos photos , mais c’est notre foi et nos intérêts communs qui nous rapprochent. Nous avons prié ensemble et nous croyons que Dieu veut que nous nous comportions comme un couple chrétien. En tant que chrétien, je crois qu’il y a une voie spécifique pour établir une fondation solide en vue d’une alliance perpétuelle. Je crois que la promiscuité et le sexe avant le mariage dévaluent l’amour et diluent la sainteté de ce que j’appelle le mariage. C’est une idée que je rejetais au moment où j’ai fait mon coming out. Le monde d’aujourd’hui n’a rien de commun avec tout ce que j’imaginais quand j’ai fait mon coming-out. Un jour, je pourrai me marier à l’église, et les vœux que je prononcerai seront pris autant au sérieux que ceux de n’importe quel autre homme. Cela place la barre très haut. Cela 
me donne de l’espoir. Cela m’a ramené dans le droit chemin et m’a permis d’être en paix avec le Seigneur et avec ma sexualité. C’est ce que l’égalité dans le mariage veut dire, en fin de compte: la reconnaissance non seulement que les personnes gay ont les mêmes rêves et les mêmes aspirations que les hétéros, mais aussi que nous devons nous soumettre aux mêmes normes et obligations. Voilà pourquoi l’option de se marier peut et doit changer la manière dont les gays se rencontrent.»

jeudi, février 19

S'arrêter et prendre le temps

Le Carême commence ce mercredi. Cela change-t-il quelque chose pour vous ?
Pour ma part, je vais faire la Retraite dans la ville, et m'engager dans une activité bénévole organisée par ma paroisse.
Et sans doute ma nouvelle vie commune avec François sera-t-elle l'occasion pour Dieu de m'apprendre de nouvelles choses...

mercredi, novembre 12

jeudi, juillet 24

PACS -1 !

Demain 25 juillet est un grand jour pour François et moi: nous nous pacserons à 15h30 au Tribunal d'Instance de Poissy.
Je suis heureux de cette officialisation de notre union, et je prie Dieu qu'il nous bénisse et nous accompagne tout au long de ce nouvel épisode de notre aventure amoureuse.
Nous aimerions bien recevoir une bénédiction d'union dans les prochains mois, et nous allons solliciter notre église en ce sens. Priez que Dieu nous accorde ce cadeau.
En attendant, nous irons rendre grâce à Dieu demain lors de l'office des Vêpres à l'église St Gervais à Paris , puis nous irons dîner en amoureux au cours d'une croisière sur la Scène au son du violon et du piano. Romantique, non ?

Ah oui, j'oubliais: demain est mon dernier jour de travail dans l'école de commerce où j'avais été embauché le 5 mars 2007. C'est donc à la fois un jour où quelque chose s'achève, et où quelque chose commence. A l'unisson du mouvement de la vie, quoi !

mardi, juin 17

Les 1er couples homosexuels se marient en Californie !

Ce sont 2 lesbiennes, Robin Tyler et Diane Olson, âgées respectivement de 66 et 54 ans. qui ont été les premières à profiter hier à 17h15 de l'ouverture du mariage aux personnes de même sexe en Californie. Elles étaient engagées depuis 4 ans dans des actions judiciaires visant à faire reconnaître leurs droits. A San Francisco, le premier mariage qui a été célébré à San Francisco a uni deux lesbiennes octogénaires, Del Martin et Phyllis Lyon, dont la liaison durait depuis plus d'un demi-siècle. Des milliers de mariages d'homosexuel-les sont attendus au cours de cet "été de l'amour". C'est formidable !


Il faut juste espérer (et prier) que ne soit pas inscrit dans la Constitution l'interdiction du mariage homosexuel en Californie, via un référendum d'initiative populaire, qui aura lie le 4 novembre prochain en même temps que l'élection présidentielle. Cela rendrait ces mariages caducs. Les électeurs suivront-ils John McCain et Barack Obama eux-mêmes qui sont contre cette interdiction constitutionnelle ? Espérons que oui !

mercredi, juin 11

Un évêque se "marie" avec son compagnon !

Le 7 juin 2008, soit un peu plus d'un mois avant la Conférence de Lambeth qui réunira les évêques du monde entier, Gene Robinson, évêque du New Hampshire mais qui n'a pas été invité à cette conférence en raison de son homosexualité assumée, a conclu une union civile avec Mark Andrew, son partenaire depuis 20 ans. Ils se sont rendu ensuite à l'église St Paul de Condord, New Hampshire, pour y recevoir une bénédiction religieuse. Aussi bien la cérémonie civile que religieuse ont été célébrées dans l'intimité. Mais durant la réception qui a suivi, le Révérend Susan Russell, présidente d'Integrity, et qui avait assuré la prédication, a donné cette interview de 5 minutes (en anglais) sur cet évênement béni...

samedi, mai 24

Réaction de John Mc Cain à l'annonce du mariage d'Ellen DeGeneres

Vous le savez sans doute, Ellen DeGeneres a annoncé la semaine dernière son intention de se marier avec sa compagne Portia de Ross suite à la décision de la Cour Suprême de Californie de déclarer discriminatoire et inconstitutionnelle l'article du Code Civil réservant le mariage aux unions entre un homme et une femme.
Elle en parle avec le futur candidat républicain à la Maison Blanche (vu sur Gayclic.com)...

mercredi, mai 21

Un téléfilm sur l'homoparentalité ce soir sur France 2

Un téléfilm à ne pas manquer ce soir à 20h55 sur France 2: "le nouveau monde" d'Etienne Dhaene.

Lucie et Marion, qui s'aiment et vivent ensemble depuis cinq ans, souhaitent avoir un enfant. L'idée d'un don anonyme ne leur convenant pas, elles refusent de faire comme nombre de lesbiennes et d'opter pour une insémination artificielle à l'étranger, en Belgique ou en Espagne, la loi française interdisant la PMA aux homos et aux célibataires. Les deux jeunes femmes se mettent à la recherche d'un homme susceptible de répondre aux critères de leur projet parental. Le choix du futur «papa» n'est pas une mince affaire et, sur le chemin de Lucie et Marion, les obstacles s'accumulent comme autant de nuages à leur bonheur. Un vrai parcours du combattant commence, qui pourrait bien avoir raison de leur félicité.

jeudi, mai 15

En Californie, le mariage bientôt ouvert aux homosexuel(e)s ?

Une décision historique vient d'être prise par la Cour Suprème de Californie. Bien qu'un partenariat civil avec des droits quasi-équivalents au mariage existe depuis plusieurs années dans cet Etats, les juges de la plus haute instance judiciaire de cet Etat ont estimé ce jeudi 15 mai 2006, par 4 voix contre 3, que les gays avaient un droit constitutionnel de se marier et que la définition par le Code Civil du mariage comme une union entre un homme et une femme était discriminatoire. Cette décision sera effective dans 30 jours. La Californie deviendra alors le 2ème Etat des Etats-Unis, après le Massachusetts, à ouvrir le mariage aux gays et les lesbiennes. Il semble néanmoins que des recours judiciaires (référendum d'initiative populaire par exemple) puissent encore faire renverser les choses. Alors, prions pour qu'il n'en soit rien. Et que nous puissions bientôt vivre ceci:

mercredi, septembre 5

Faut-il tout dire à son partenaire ?

Jusqu'où puis-je aller dans l'expression de mes émotions vis-à-vis de mon compagnon ? Je me pose la question depuis hier. Je me suis senti poussé à lui dire que je ne me sentais pas en totale sécurité avec lui ni assuré d'être soutenu dans l'hypothèse où je perdrais mon boulot. Il est vrai que ma période d'essai s'achève le 25 septembre. Je saurai alors si je suis confirmé dans mon poste. La probabilité est forte que je le sois, mais je n'en suis pas sûr à 100%. Du coup, je me sens en insécurité. J'ai peu de retrouver la situation que j'ai connu il y a 6 mois et qui a été particulièrement éprouvante.

Je ne sais pas exactement ce qui m'a poussé à lui dire ça ? Il venait de me proposer gentiment de me payer le billet retour pour Saint-Etienne où nous projetions d'aller voir une amie, car il avait senti mon hésitation devant le prix à payer. Il m'a présenté ça comme un cadeau, mais j'ai préféré refuser trouvant malsain d'être ainsi "pris en charge". En fait, je n'ai pas de difficultés financières en ce moment. Je peux donc me prendre en charge mais j'hésite à multiplier les dépenses tant que je ne suis pas sûr de mon emploi. Jusqu'à présent, je n'ai rien réussi à mettre de côté, et cela me fait peur. Comment vais-je assumer si je n'ai plus de salaire le mois prochain ?

Peut-être attendais-je tout simplement que François me rassure quand je lui ai dit que je ne me sentais pas en sécurité ? Le problème est qu'il s'est senti blessé. Je sais qu'il est très sensible. Pourtant, je n'avais pas l' intention de lui faire du mal. Je voulais juste être en vérité avec lui, lui dire ma "vérité émotionnelle" du moment. La vérité nous rend libre, mais toute vérité est-elle bonne à dire ? Peut-on exprimer toutes ses émotions à son partenaire, ou faut-il s'auto-censurer quand il ne semble pas prêt à tout entendre ? J'attends vos avis sur cette question!

mardi, juillet 24

Premier contact de mon chéri avec ma famille !

Il y a des moments dans la vie où on a l'impression de vivre un rêve éveillé. Ce WE fut un de ces moments. J'ai présenté François, mon compagnon, à ma famille qui l'a immédiatement adopté.

Nous avions pris le TGV samedi matin à 6h43 (!). Ma soeur Brigite (de 4 ans mon aînée) est venue nous chercher vers 9h30 à la gare. Ce fut le premier contact de mon chéri avec un membre ma famille. Premier moment d'émotion.
Mais le moment le plus fort fut sans doute la 1ère rencontre avec ma maman, qui avait invité François à venir célébrer ses 80 ans. Je n'arrivais pas à retenir mes larmes. Elle l'a tout de suite accepté et aimé. "Je le considère comme mon fils" m'a-t-elle dit le lendemain. Au moment du déjeûner, elle se livra d'avantage. Elle l'encouragea à faire son coming out auprès de son père, en témoignant de la manière dont elle avait elle-même réagi au mien 12 ans plus tôt. Elle parla aussi de ses épreuves, de la guerre mais aussi du décès de son mari (mon père) en 1996. Nous avions tous les larmes aux yeux.

Le soir, après la messe, nous avons diner avec Brigitte et son mari. François a été accueilli comme un beau-frère, avec toutes les attentions. Le courant est passé immédiatement. Nous avons passé un moment délicieux ensemble, et les avons invités à venir nous visiter le 15 août.
Nuit dans le lit de mon enfance. La première fois que je le partage avec quelqu'un que j'aime...

Le lendemain, repas d'anniversaire dans un restaurant d'un village environnant avec une quarantaine de convives, dont mes cousins, neveux et nièces, ma marraine, le curé, et bien d'autres. Beaucoup découvraient mon homosexualité et ma relation avec François. Là encore, nous avons été accueillis comme un couple. J'ai présenté François comme mon compagnon, et je n'ai ressenti aucune gêne. Tout semblait aller de soi, même pour ceux dont je craignais la réaction. Nous avons même été invités par des cousins que je pensais réticents. Bref, tout s'est merveilleusement bien passé. L'anniversaire fut très festif, ma mère était aux anges, et François fut accueilli par tous comme un membre de la famille. Je n'ai eu que des éloges sur sa gentillesse, sa prévenance, sa beauté, son intelligence, sa finesse, son sens pratique, et j'en passe ! Il est vrai que mon chéri a de telles qualités qu'il est difficile de rester indifférent quand on le connait...et qu'il accepte de se laisser découvrir et aimer.

François a été bouleversé par cet accueil. Lui qui vit encore dans le placard vis-à-vis de sa famille et de ses proches, ce fut là une occasion d'expérimenter que l'affirmation de son homosexualité en famille peut être vécue paisiblement et dans l'amour. Nous sommes revenus de ce WE remplis de paix et de joie. Pour ma part, j'ai l'impression que notre relation prend une nouvelle dimension. Je me sens plus proche de ma famille, ou en tout cas plus désireux de m'en rapprocher, alors que je m'étais montré distant jusque là. Je suis heureux de voir que notre amour semble porter des fruits au-delà de notre couple, qu'il porte en lui un potentiel de fécondité que je soupçonnais pas.

Merci, Seigneur, de me bénir ainsi. Aide-moi à aimer François toujours d'avantage. Aide-nous à porter des fruits qui te rendent gloire. Et que notre couple soit à l'image de l'amour qui circule entre le Père, le Fils et l'Esprit. Amen !

mercredi, juillet 18

Des nouvelles fraîches !

Cela fait un bon bout de temps que je n'ai pas rien écrit sur mon blog. Je vous rassure: je vais bien. Mais je n'ai plus guère le loisir de rédiger des articles, du fait de mon boulot mais aussi du temps passé dans les transports en commun. Si Dieu veut, cette situation changera à l'automne: j'envisage de déménager près de mon lieu de travail. A condition bien sûr que je sois toujours à mon poste ! J'aimerais habiter avec mon chéri, mais il ne se sent pas encore prêt. Pas facile à accepter, même si je le comprends, car vivre en couple avec un homme signifierait pour lui faire son coming out familial. A ce propos, nous allons vivre un moment sans doute assez intense ce WE. Pour la première fois, je vais présenter François à ma famille: ma mère (qui est toute excitée!), mes soeurs, mes nièces, mon neveu, mes cousins, et d'autres membres de la famille et amis de ma mère. Au total 38 personnes réunies pour les 80 ans de ma maman ! La majorité ne sont même pas au courant que je suis gay, enfin pas officiellement. Alors vous imaginez ce que peut représenter le fait de venir en couple, et de leur présenter François comme mon compagnon !

Avec mon chéri, nous avons passé de merveilleux moments ces dernières mois: WE en amoureux à Marseille, garden party chez François, manifestation et célébrations de la Marche des Fiertés, WE chez des amis à Lyon, concert de Barbra Streisand à Bercy (je n'ai jamais vu François dans cet état!), balade dans la baie de Somme, etc.

Il y a eu aussi des moments moins drôles, des disputes, des prises de tête. Nous avons tous les deux de fichus caractères! Je ne suis pas toujours facile à vivre. Je m'emporte facilement. J'exprime mes opinions sans précaution. Mais à chaque fois l'amour l'emporte. "L'amour est patient, l'amour excuse tout" dit l'apôtre Paul. Plus le temps passe, plus j'ai envie de faire ma vie avec mon chéri. J'aimerais habiter avec lui, que nous puissions partager notre quotidien, et pas seulement nous voir le WE. Certes, c'est déjà merveilleux et je connais des couples qui n'ont même pas cette chance, parce qu'ils sont éloignés géographiquement. J'ai envie d'apprendre à aimer de plus en plus. Par mes propres forces, je m'en sens bien incapable. Je me sens faible. Mais je sais que l'Esprit que Jésus a déposé en moi est là pour me secourir. Seigneur, apprends-moi à aimer ! Aide-nous à faire de notre relation un terrain d'expériences d'amour qui nous fasse avancer vers Toi. Et merci, François, de me faire sentir chaque jour combien tu m'aimes !

mardi, mai 22

Le couple de l'année ?

Pour rire un peu !
(avertissement: des passages peuvent choquer)

jeudi, mars 1

Mariez-vous au Canada !

Il sera bientôt possible en France de se marier (option Ségolène) ou de contracter une union civile en mairie (option Nicolas). En attendant, pourquoi ne pas aller se marier au Canada ? A condition bien sûr de trouver un canadien à épouser ! Le tour operator canadien, Outbyview, propose à la communauté gay et lesbienne des forfaits mariages pour découvrir Montréal, le Québec, Toronto, les chutes du Niagara... Ci-dessous son dernier spot publicitaire.

jeudi, février 22

Eglises chrétiennes et homosexualités aux Etats-Unis

Faisant partie depuis plus de 3 ans d'une paroisse rattachée à l'Eglise épiscopalienne, autrement dit la branche américaine de l'anglicanisme, je constate des différences énormes dans l'approche de l'homosexualité par rapport aux églises de culture française. Je me sens complètement intégré dans mon église en tant que gay, qui plus est en couple. J'ai pu y créer un groupe paroissial destiné principalement aux gays et lesbiennes. Et, bien qu'il n'y ait pas de bénédictions de couples de même sexe (l'évêque n'a pas donné son autorisation et il n'existe pas de rite officiel), les couples gays et lesbiens reçoivent le même soutien pastoral que les couples de sexes opposés. Mais il est vrai que toutes les églises américaines ne sont pas aussi ouvertes. Certaines sont mêmes particulièrement fermées à la question de l'homosexualité, notamment les églises évangéliques. En fait, il y a 2 camps opposés: les libéraux et les conservateurs, et on retrouve ces 2 camps dans toutes les dénominations (même si les libéraux sont majoritaires dans l'Eglise épiscopalienne).

Baptiste Coulmont, sociologue des religions, s'est intéressé de près à cette spécificité des églises américaines. Dans un article "Eglises chrétiennes et homosexualités aux Etats-Unis, éléments de compréhension", paru en 2003 dans le revue Française d'Etudes Américaines, il montre le rôle joué par les mouvements gays et lesbiens depuis les années 60, qu'il situe dans la lignée des militants pour les "civil rights", et qui a entrainé une politisation des assemblées générales des églises. En réaction, un mouvement conservateur s'opposant aux droits des LGBT a vu le jour. B. Coulmont explique aussi le rôle joué dans les années 70 par la 'professionalisation du métier de pasteur", ainsi que l'entrée des femmes sur le "marché du travail religieux". La volonté d'éviter l'arbitraire dans le recrutement a favorisé sa rationalisation avec l'apparition d'examens, contrôles, règles, etc. Conséquence imprévue: l'instauration de possibilités d'éliminer les homosexuels du recrutement.

L'ouverture du mariage religieux et civil est une autre revendication gay qui opposent libéraux et conservateurs depuis le début des années 70 jusqu'à nos jours. Baptiste Coulmont montre comment certaines églises ont tenté d'adapter leur pastorale au contexte d'une société américaine où une majorité d'enfants ne vivent pas dans une famille nucléaire classique. Les homosexuels ne sont pas les seuls concernés: divorcés remariés, couples d'adolescents, seniors qui commencent une nouvelle vie amoureuse, etc. Ces réaménagements remettent bien sûr en cause la conception traditionnelle du mariage, provoquant l'opposition des chrétiens conservateurs qui refusent la variabilité des formes familiales. Pour eux, l'ouverture du mariage aux couples de même sexe déclencherait une série de perturbations en chaîne: accepter la liberté des arrangements sexuels mènerait logiquement à accepter la liberté des arrangements familiaux.

Baptiste Coulmont explique que les demandes de célébrations d'union sont au début des années 1990 des "demandes locales qui s'inscrivent dans le volonté des congrégations de définir, localement, le sens et l'étendue de la "famille". La situation change après 1993: l'accès au mariage devient une question publique qui traverse l'ensemble des USA". B. Coulmont poursuit ainsi: "revendication relativement "récente", qui incorpore les luttes passées irrésolues, l'ouverture du mariage religieux est conçue comme une pierre de touche: si le mariage est ouvert, alors la sexualité des fidèles, mais aussi celle de certains prêtres ou pasteurs, sera légitimée en retour". Les églises veulent bien trouver des arrangements locaux, en célébrant discrètement des bénédictions d'unions homosexuelles, et en acceptant l'homosexualité des pasteurs et prêtres à condition qu'elle ne soit pas assumée publiquement.

En conclusion, la question homosexuelle cristallise de nombreux enjeux. Certaines Eglises se crispent en refusant d'ouvrir le brèche qui pourrait remettre en cause tout leur édifice. D'autres, plus audacieuses et, à mon avis prophétiques, choisissent de donner aux gays et lesbiennes toute leur place dans l'Eglise, y compris au niveau des ministères et sacrements.

La prochaine réunion du groupe Lambda ce dimanche 25 février sera consacrée à la question des églises chrétiennes et des homosexualités aux Etats-Unis. Baptiste Coulmont y sera notre invité.

mercredi, février 7

Sarkozy favorable à la reconnaissance de l'amour homosexuel

Lundi dernier, Nicolas Sarkozy était l'invité de la nouvelle émission politique de TF1 « J'ai une question à vous poser » où le candidat à l'élection présidentielle était face à 100 français, dont deux (au moins) gays.

Une dizaine de minutes a été consacrée à l'homosexualité. Voici le passage concernant la question du mariage homosexuel:


Sarkozy s'y montre opposé au mariage homosexuel car cela conduirait forcément à accepter que les couples homosexuels puissent adopter. Par contre, il affirme que l'orientation sexuelle n'est pas un choix et surtout que l'amour homosexuel doit être reconnu socialement. Pour cela, il propose aux couples homosexuels un contrat d'union civile, célébré en mairie, et leur accordant les mêmes droits fiscaux, successoraux et patrimoniaux que les couples hétérosexuels. Bref, Sarko propose ni plus ni moins un mariage sans le nom et sans possibilité d'adoption.

Personnellement, je trouve qu'il s'agit là d'une avancée spectaculaire.
Il suffit de se rappeler les discours de la droite lors du débat sur le PACS. Je ne pense pas qu'on puisse qualifier d'homophobe le refus d'ouvrir l'adoption aux couples homosexuels. Personnellement, je suis plutôt pour mais je m'interroge néanmoins. Y a-t-il un droit à l'enfant ? En tout cas, je crois que c'est une question qui mérite d'être débattue et que les différentes opinions sont respectables.

Qu'en pensez-vous ?

mercredi, janvier 31

Toujours fatigué(e) ?

Si, comme mon chéri, vous avez du mal à émerger le matin au réveil, peut-être souffrez-vous du syndrome ASDICT (Adult Sleep Disorder Induced by Childhood Trauma), autrement dit d'un trouble du sommeil provoqué par un traumatisme dans l'enfance ! Vous ne connaissez pas ? Alors regardez cette vidéo d'une étude scientifique consacrée à ce phénomène. Je vous promet que vous ne dormirez plus jamais comme avant (ne ratez pas les 3 dernières minutes hilarantes!)...

samedi, janvier 27

En Angleterre, l'opposition aux droits des homosexuels unit anglicans et catholiques !

Vu sur Tetu.com:
L'Église d'Angleterre et l'Église catholique ont présenté un front commun pour demander au gouvernement britannique d'exempter les œuvres d'adoption confessionnelles des nouvelles règles interdisant la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle. Les archevêques anglicans de Canterbury et de York ont écrit à Tony Blair le 23 janvier pour exprimer leur soutien à l'archevêque catholique de Westminster, qui avait envoyé une lettre au Premier ministre la veille. Dans cette lettre, le cardinal Cormac Murphy O'Connor avait demandé que les œuvres catholiques puissent continuer à refuser d'aider les couples homosexuels qui cherchent à adopter, pratique que les nouvelles règles devraient rendre illégale. Ces règles doivent entrer en vigueur en avril mais, d'après les médias britanniques, elles font l'objet d'une vive dispute entre Tony Blair et sa ministre Ruth Kelly (une catholique très dévote) d'une part, et plusieurs autres membres de son cabinet d'autre part. Mardi, le porte-parole de Tony Blair a dit que celui-ci réfléchissait encore à la question, tandis que son ministre Lord Falconer s'est déclaré opposé au traitement favorable demandé par l'Église catholique.
Vous trouvez ça normal, vous ?

mardi, janvier 23

Le célibat, seule alternative pour les gays ?

Les chrétiens homosexuels sont-ils condamnés à rester célibataires ? Ou sont-ils appelés à vivre en couple au même titre que les chrétiens hétérosexuels ?
Pour l'Eglise catholique romaine, la cause semble entendue: une "personne homosexuelle" qui veut être fidèle à Dieu doit s'abstenir de relations sexuelles, considérées comme portant gravement atteinte à la chasteté. La continence serait donc le seul horizon acceptable pour elle, puisque l'expression génitale de la sexualité n'est "autorisée" que dans le cadre du mariage, et que les homosexuels ne peuvent pas se marier. CQFD ! Quelques rares voix divergent cependant. Ainsi l'abbé Pierre, que nous venons de perdre, réclamait récemment la reconnaissance d'une forme d'union pour les homosexuels: distincte du mariage mais constituant malgré tout une forme d'alliance. L'Eglise Vieille Cathollique a justement choisi cette voie. Lors d'un synode cet été, elle a approuvé la création de liturgies de bénédiction d'unions homosexuelles.

L'ECR n'est pas la seule à se montrer aussi rigide. Les Eglises évangéliques sont montrent tout aussi intransigeantes et, à ma connaissance, les Eglises orthodoxes également. Les protestants se montrent plus nuancés. De même que les anglicans. Pour eux, le mariage n'est pas un sacrement au même titre que le baptême et l''eucharistie. Et il est généralement toléré que la sexualité peut se vivre en dehors du mariage, et que le mariage puisse se terminer par un divorce. En tout cas pour les hétéros !
Chez les anglicans, les positions varient d'un extrême à l'autre. Certains se réfèrent à ce qu'ils considèrent comme l'enseignement traditionnel de l'Eglise, qui serait intangible. D'autres, plus nombreux à mon avis, revendiquent carrément le mariage pour les couples homosexuels, y compris à l'église. Sans aller jusque là, plusieurs diocèses épiscopaliens américains ont une liturgie de bénédiction des unions de même sexe.

Pour ma part, je trouve tout naturel de pouvoir former un couple avec mon compagnon. Il me semble que c'est la voie la plus épanouissante pour moi, celle qui me permet d'aimer d'un amour humain mais aussi de laisser Dieu se manifester dans ce couple. Et je ne trouve rien dans la Bible qui m'interdise d'aimer de cette façon ! Je ne comprends pas qu'on puisse vouloir désirer que les gays s'abstiennent de relations sexuelle. Si nous avons été crées avec un sexe, c'est pour s'en servir, non ? (Excusez la crudité de mon langage). Je ne nie pas que quelques uns sont appelés au célibat, mais c'est une minorité. St Paul, qui aurait aimé que tous puissent être célibataires comme lui, admettait lui-même qu'il fallait mieux se marier que de brûler de désir. Pour moi, réprimer ses désirs sexuels au point de ne pas vouloir les exprimer génitalement est une forme de mutilation psychique. Avec toutes les conséquences négatives que cela peut avoir sur la personnalité.
Je connais pour ma part de nombreux couples homosexuels qui sont épanouis et qui manifestent les fruits de l'Esprit. Comment ne pas y reconnaître l'Esprit Saint à l'oeuvre ? Bien sûr, tout n'est pas rose (!), et de nombreux couples se délient et ne vivent pas d'un amour inspiré par Dieu. Mais c'est vrai aussi bien chez les gays et lesbiennes que chez les hétéros !

Je pense que l'Eglise institutionnelle ferait bien de regarder autour d'elle , d'écouter ce que ces couples ont à dire, plutôt que de se réfugier dans un discours moralisateur théorique déconnecté de toute réalité. Je ne dis pas que la morale n'est pas importante, loin de là, mais j'en appelle à une morale adaptée aux circonstances concrètes et particulières aux uns et aux autres. Pourquoi vouloir imposer un même modèle à tous ? La diversité n'est-elle pas aussi une richesse ?

Il y aurait bien des choses à dire sur ces thèmes du célibat versus couple. Et justement, ces prochains jours, deux opportunités s'offrent à nous pour aller plus loin. Je vous recommande particulièrement la réunion du groupe Lambda ce dimanche 28 janvier 16h-18h. Eric Louis, auteur de livre "Au matin de ma vie" viendra témoigner sur le thème "le couple gay: réalités, paradoxes ?". Autre opportunité: le WE organisé par DUEC sur "La chasteté, aujourd'hui ! Folie, utopie, possible, épanouissante...?" avec le Père Christophe Vairon.